Les grands thèmes
du film

Le collectif : pierre angulaire de ce qui nous lie

En ruissellement, tout au long du documentaire, on se questionne sur comment “faire collectif”. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’est-ce que cela implique ?

Bivouac-avec-Sarah
Cette notion est la pierre angulaire de notre fil conducteur “ce qui nous lie”. Nos trois rencontres n’auraient pu faire ce qu’elles ont fait si elles avaient été seules dans leur entreprise.

Jean-Paul était garde forestier au sein du Parc national des Pyrénées, établissement qui a toujours maintenu le projet de réintroduction des bouquetins dans son programme.
Sarah a constitué un Groupement d’Intérêt Économique pour échanger avec les éleveurs, apprendre de leurs savoirs, discuter ensemble de potentiels solutions en fonction des réalités de chacun.
Diane parle aussi de collectif quand elle parle de la Massane. La Massane est une vieille forêt qui n’est pas une plantation monospécifique de clones. Cette hêtraie puise sa résilience dans sa diversité de classe d’âge d’arbres, dans sa diversité génétique et de la biodiversité qu’elle accueille.

Notre petit groupe de marcheuses est également l’expérimentation même d’un collectif.

Au nom de cette quête de sens et de liens, nous nous sommes rassemblées et nous avons cheminé en groupe pendant cinq semaines sur ces sujets. Nous avons ensemble traversé ce que la montagne nous réservait, qu’il pleuve, qu’il fasse chaud, que le vent tempête. Nous avons décidé de dépasser les défis de la vie collective et quotidienne pour aller au fond de ce questionnement, voir comment nous allions être transformées par cette aventure, ce que nous allions apprendre et par la suite, ce que nous allions transmettre.

Comment habiter le monde ?

En questionnant ce qui nous lie, intrinsèquement, nous interrogeons notre positionnement. Quelle place, en tant qu’espèce, avons-nous sur cette planète ?

Ce qui est certain, comme le dit si justement Diane, c’est qu’en quelques millénaires de présence de l’être humain, celui-ci a profondément modifié notre environnement et engagé des changements impactant l’ensemble du Vivant. Aujourd’hui, le monde dans lequel nous vivons est en pleine mutation. Les pressions anthropiques sont intenses. Nous ne pouvons plus nier notre responsabilité et cette responsabilité nous engage. Elle nous force à questionner notre place et à repenser les liens au Vivant. Penser une cohabitation qui est harmonieuse et respectueuse des autres espèces. Pour Jean-Paul, la réintroduction des bouquetins est un symptôme d’une société qui se réveille. C’est en touchant du doigt les catastrophes, ici la disparition de cet animal, que l’on se groupe, avance, s’élève pour envisager d’autres solutions et inventer la civilisation de demain – “celle qui doit se mettre en harmonie avec le reste du monde vivant”.